Stop Gaspille

La nécessité de changer de modèle économique

 

La société de consommation telle que nous la connaissons depuis la révolution industrielle repose sur des ressources naturelles abondantes et un schéma linéaire, qui consiste à saisir, produire, utiliser et enfin jeter.

 

Ce modèle trouve aujourd’hui ses limites, notamment face à l’augmentation de la population mondiale qui devrait progresser de 43% entre 2012 et 2100, pour 2 raisons essentielles :

 

 

En réaction à ce constat, la prise de conscience collective a permis d’engager des démarches de réduction des impacts environnementaux qui sont un premier pas indispensable. Mais cela ne fait que reculer l’échéance, une démarche plus ambitieuse s’impose.

 

Un cercle vertueux inspiré de celui de la nature

 

Dans la nature, il n’y a pas de déchets : tout est réutilisé. Sur ce modèle, l’économie circulaire vise à faire que tous les produits que nous utilisons restent des ressources.

 

Elle est fondée sur un système de boucle qui repose sur 2 principes essentiels :

 

 

 

C’est donc un nouveau système économique dédié à l’efficacité et à la durabilité, qui mise sur de nouveaux modes de conception, de production et de consommation, le prolongement de la durée d’usage des produits, la réutilisation et le recyclage des composants.

 

Ce qui peut être considéré comme un déchet dans l’économie linéaire dont la seule issue est d’être enfoui ou incinéré peut, dans l’économie circulaire, avoir encore plusieurs vies.

 

Lutter contre le gaspillage : une priorité 

 

L’initiative la plus répandue depuis quelques années concerne les déchets alimentaires et notamment les invendus. La loi sur la lutte contre le gaspillage alimentaire promulguée en février 2016 prévoit un certain nombre d’obligations pour tous les acteurs de la chaîne alimentaire (producteurs, transformateurs et distributeurs), et notamment l’obligation de signer une convention avec des associations caritatives pour faire don des invendus.

 

A la faveur de la crise économique et de l’essor des réseaux virtuels, l’économie circulaire passe aussi par le développement de solutions permettant l’échange, le prêt ou la vente de biens et services entre particuliers, pour revendre ou donner au lieu de jeter.

 

Une entrée dans l’économie du 21ème siècle

 

Annoncé le 4 juin 2019 par le Premier Ministre, le projet de loi sur l’économie circulaire poursuit 4 grands objectifs :

 

Préparer l’avenir est à la portée de tous : en privilégiant des produits réparables, démontables, réutilisables et non toxiques, chacun participe à l’économie circulaire.

 

Une économie source de valeur économique et sociétale

 

Selon le cabinet McKinsey, l’économie circulaire permettrait de réaliser une économie nette minimale de 380 milliards de dollars par an en matières premières en Europe.

A cette exploitation des ressources évitée s’ajoute la création de valeur positive, fondée sur la consommation relocalisée, le soutien à une activité industrielle et agricole sur les territoires et le développement de nouvelles filières dédiées à la réparation, au réemploi et au recyclage.

 

Avec Stop Gaspille, faites un geste pour notre planète !

 

Stop Gaspille est une plateforme basée à Nice, dans les Alpes Maritimes, qui permet de lutter efficacement contre le gaspillage alimentaire et ainsi de contribuer à préserver l’environnement.

 

Elle met en relation des commerçants et des consommateurs pour permettre à ses abonnés de manger varié à prix réduit, en profitant de produits invendus (et encore tout à fait consommables) à un tarif préférentiel.

L’alimentation se rapporte non seulement à la santé, mais aussi à l’économie. C’est par conséquent un sujet sensible qui concerne des acteurs à différents niveaux, pouvoirs publics et contribuables compris. Aujourd’hui, quand on parle d’alimentation, on en vient à évoquer inévitablement le gaspillage alimentaire. Pour en saisir l’importance, il suffit de se pencher sur les données communiquées à ce propos par différents organismes dont l’Ademe qui indique qu’à chaque seconde 38 kg de nourriture se retrouvent à la poubelle. Ces informations sont de nature à alerter et révèlent toute l’étendue de la situation. Heureusement des mesures sont prises au travers de la loi anti gaspillage. Quelles sont-elles ?

 

Une loi visant à entériner de nouvelles mesures en faveur d’une consommation plus responsable

 

Dans l’optique de la lutte contre le gaspillage, une loi a été mise en place pour transposer ce projet dans un cadre réglementaire précis. Ladite loi est composée de 130 articles dont la teneur tourne autour des différents moyens à mettre en œuvre pour contrer le gaspillage sous toutes ses formes. L’objectif ultime de cette réglementation, c’est de parvenir à l’instauration d’un système qui favorise la mise en place de l’économie circulaire. Le processus s’étend sur plusieurs années et s’articule autour de 5 points fondamentaux :

Comme on peut le voir, la lutte contre le gaspillage s’inscrit dans une vision globale. Mais qu’en est-il des dispositions spécifiques prises en faveur de cette lutte ?

 

Une obligation de signature de conventions de dons alimentaires

 

Les professionnels qui travaillent dans le domaine de la restauration, de l’agro-alimentaire et de la vente des aliments au détail sont largement concernés par la loi anti-gaspillage. Ils ont l’obligation de signer avec des associations ou des organismes agréés, une convention de dons alimentaires. En somme cette règle s’applique aux supermarchés, aux restaurateurs collectifs dont le nombre de repas cuisinés par jour dépasse 3000 unités et aux industriels agro-alimentaires qui enregistrent un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros chaque année.

Autre point non moins important, la hausse de l’amende pour non-respect de cette obligation qui passe de 450 euros à 1500 euros.

 

Autres mesures diverses

 

Le gaspillage ne consiste pas uniquement à jeter les aliments à la poubelle. Il arrive que certains soient tout simplement détruits. Cette fois, la loi se veut plus prohibitive en fixant une amende non plus forfaitaire (3 750 euros auparavant), mais calculée par rapport à une proportion (0,1 %) du chiffre d’affaires arrêté au dernier exercice comptable. Il convient de signaler qu’il est dorénavant interdit de détruire des produits non alimentaires. Comme mesure palliative à l’interdiction de destruction, on retiendra la possibilité de faire don des invendus à des entreprises reconnues d’utilité sociale ou à des associations engagées dans la lutte contre la précarité.

Autre alternative donnée aux entreprises, la revente des invendus aux salariés à des tarifs considérablement réduits. La seule exception concerne les produits qui ne peuvent être intégrés au cycle du recyclage ou qui ne peuvent être réutilisés ou réemployés. Les contrevenants à cette loi sont punis d’une amende de 3000 euros ou 15 000 euros selon qu’il s’agisse respectivement d’une personne physique ou d’une société. La vulgarisation de ce projet de loi est prévue pour le 31 décembre 2021.

 

Une plus grande implication des restaurateurs collectifs

 

Le gaspillage des aliments a un coût qui est généralement méconnu des différents acteurs de la chaîne agroalimentaire, y compris les professionnels de la restauration collective privée. Afin de les sensibiliser sur ce sujet, il leur est demandé de se plier à un exercice particulier :

Les pouvoirs publics comptent dans un avenir proche, imposer ce diagnostic aux professionnels œuvrant dans le secteur de l’agro-alimentaire. Même si cette démarche peut paraître contraignante au premier abord, elle vise à mettre en exergue les avantages qui découlent d’une attitude plus responsable envers la gestion des déchets et des aliments.

Toujours dans la perspective d’encourager les entreprises qui s’engagent dans la lutte contre le gaspillage, un label « anti-gaspillage » a vu le jour sous l’impulsion de la Loi Économie circulaire. Les entreprises reconnues comme étant des acteurs effectifs de la lutte contre le gaspillage alimentaire se verront attribuer ce label. Il reste toutefois à préciser les conditions qui permettront de sélectionner ceux qui peuvent prétendre à ce label.

 

En moyenne, chaque année, un Français jette 29 kilogrammes de nourriture qui aurait encore pu être consommée. À grande échelle, le gaspillage alimentaire est un véritable fléau pour l’environnement. Il est nécessaire, dès aujourd’hui, d’apprendre de bons gestes pour réduire ses déchets alimentaires et ainsi limiter sa déjection de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Nous avons un objectif commun : réduire de moitié le gaspillage avant 2025. Le moindre petit effort individuel est une grande avancée pour la planète et pour le développement durable/

 

Privilégier les circuits courts

 

En vous baladant dans un supermarché, vous remarquez certainement que les fruits et légumes viennent des quatre coins du monde. Est-ce que vous vous imaginez la quantité de gaz à effet de serre qu’il faut pour faire venir une banane d’Amérique du Sud en France ? Avant 2025, nous devons donc apprendre l’alimentation durable et nous contenter des fruits et légumes made in France. Pour les trouver, il suffit d’aller faire ses courses sur les marchés locaux ou dans les magasins biologiques. Certes, le made in France est souvent plus onéreux, mais il a de nombreux avantages : il fait marcher l’économie locale, il permet à de petits agriculteurs près de chez vous de vivre, il respecte entièrement les normes agricoles françaises et il n’a pas du faire des centaines de kilomètres pour arriver jusqu’à vous.

 

De plus, cela vous oblige à manger seulement des légumes de saison. En effet, il n’est pas normal de trouver des tomates en plein hiver. La planète est assez bien faite et a tout prévu pour nous. Les légumes d’été sont chargés en eau pour nous réhydrater en eau tandis que les légumes d’hiver sont là pour nous apporter tous les nutriments dont notre organisme a besoin pour lutter contre le froid et les microbes. Le zero dechet passe aussi par la mode du vrac. Au lieu d’acheter des produits emballés, prenez juste la dose qu’il vous faut dans des poches en tissu.

 

Avoir une bonne organisation en cuisine

 

La principale origine des aliments gaspillés vient d’une mauvaise organisation en cuisine. Il ne sert à rien d’acheter constamment si vous n’avez pas l’intention de manger le produit prochainement. Il risque de se périmer. Faites donc très attention aux différentes dates que vous pouvez trouver sur un emballage. Nous différencions la DLUO, la DDM et la DLC. Dans les deux cas, vous n’allez pas devoir jeter au même moment. Par exemple, il faut savoir qu’un paquet de pâtes est toujours consommable même si la date est dépassée de plusieurs mois. Ne vous fiez jamais aux dates écrivent par les industriels. Faites confiance à votre instinct. Si un yaourt est périmé depuis des mois, mais qu’en l’ouvrant, vous remarquez qu’il a une belle texture, qu’il n’a pas changé de couleur et qu’il sent toujours bon, vous pouvez le manger.

 

Pour éviter les aliments gaspillés, faites les courses d’une façon logique. Avant votre départ, faites l’inventaire de ce qu’il vous reste dans vos placards et dans votre frigo. Il existe une méthode qui consiste à rédiger des menus hebdomadaires pour savoir exactement ce dont vous allez avoir besoin et ne pas acheter plus.

 

La semaine, il est fréquent de ne pas avoir envie de cuisiner. Pourquoi ne prépariez-vous pas tous vos repas le week-end ? Le batchcooking consiste à établir des menus en prenant les mêmes ingrédients dans différentes recettes. Ainsi, vous cuisinez quelques heures le week-end et vous avez l’assurance de bien manger toute la semaine tout en ayant une alimentation durable et respectueuse de l’environnement.

 

Rien ne se perd, tout se mange

 

En réalité, les dechets alimentaires n’existent pas. En cuisine, rien ne se perd et quasiment tout est mangeable d’une façon ou d’une autre. Le concept du zero dechet prend en compte ce principe. Nous sommes encore trop nombreux à jeter nos épluchures. Pourtant, sachez qu’elles sont pleines de vitamines. Ainsi, les fanes de radis peuvent être glissées dans une soupe. Les épluchures de carottes peuvent être mangées sur du pain. Pour ce que vous ne pouvez pas consommer, vous pouvez tout simplement l’utiliser comme engrais naturel pour votre jardin ou le mettre dans un composteur.

 

Si vous souhaitez réaliser des économies, vous pouvez faire confiance aux nombreuses applications contre le gaspillage. Elles vous proposent de venir récupérer des papiers dont les dates sont proches pour une somme dérisoire. Vous faites un geste pour la planète tout en mangeant bien et en découvrant de nouvelles saveurs.

 

Si vous avez des produits qui arrivent prochainement à expiration et que vous n’avez pas l’intention de manger avant, vous pouvez tout simplement les congeler. Le froid maintient les aliments en bon état et stoppe la prolifération des bactéries.

Qui a dit que les bonnes habitudes ne pouvaient pas partir en vacances ? Toute l’année, vous misez sur une consommation responsable, bravo. Continuez votre engagement, il ne sera que plus performant en mode farnienté. Voici quelques astuces pour des vacances zéro déchet.

 

Anticiper votre départ pour éviter les restes alimentaires

 

Saviez-vous que 25 % de la nourriture à la maison est gaspillée. En tête, les produits frais comme la salade à 50 %, mais également le pain à 33 %. Chaque Français, jette chez lui par an, 29 kg de nourritures, parfois encore emballées, soit l’équivalent d’un repas par semaine. Alors avant votre départ, prévoyez un compte à rebours sur quelques jours afin d’être certain de partir le frigo vide. Pour cela, planifiez les derniers repas et optimisez les quantités en limitant les courses au strict nécessaire. Si vous êtes adepte d’une cuisine zéro déchet, vous pouvez consacrer quelques heures à mitonner de bons petits plats avec vos restes, que vous placerez au congélateur. C’est avec plaisir que vous pourrez les déguster dès votre retour. Et si malgré tous vos efforts, il reste encore des produits frais, ils trouveront sûrement un accueil auprès de vos voisins, amis, collègues ou famille de proximité. Vous pouvez aussi faire un don à une association proche de chez vous. Ce sont des astuces pour un gaspillage alimentaire maîtrisé qui vont en prime, vous permettre d’éteindre votre frigo durant votre absence. Un gain de consommation non-négligeable pour la planète, pour votre porte-monnaie et pour garantir une efficacité optimum de votre équipement, qui ne produira pas de froid pour rien. N’oubliez pas que tout cela vaut pour votre trajet à l’aller vers vos vacances, mais aussi pour préparer votre retour en quittant le lieu de séjour. Sur place, votre frigo devra être également vide à votre départ, en mode zéro déchet en cuisine notamment.

 

Dans la valise, miser sur des produits solides et multi-usages

 

Pour des vacances, zéro gaspillage, votre challenge sera d’opter au maximum pour des produits multifonctions et communs à tous les membres de la famille. Laissez donc une place dans la valise pour un savon de Marseille, très efficace pour laver le linge, la vaisselle, et même sous la douche, ou bien encore un savon d’Alep. Dans votre trousse de toilette, faite le choix de produits d’hygiène compacts comme le shampoing, le dentifrice ou bien encore le déodorant en version solide. Une autre astuce, tentez de privilégier au maximum les accessoires zéro déchet et réutilisables comme par exemple une gourde isotherme, ou non suivant le climat et les températures de votre destination. Glissez également dans votre valise une paille inox, toujours appréciable pour déguster un bon cocktail et limiter les déchets. Évitez d’emporter ou même d’utiliser sur place, essuie-tout et mouchoir en papier pour les remplacer par du tissu. Il existe des lingettes démaquillantes en microfibre à mouiller avant de l’appliquer sur le visage et qui évitent d’utiliser d’autres produits. C’est pratique et elles se lavent au savon.

 

Faites l’alliance du circuit-court et de saveurs gustatives nouvelles

 

Rien de plus agréable que de flâner les allées des marchés pour dénicher les spécialités locales et les produits frais de saison. Laissez vos papilles découvrir de nouvelles saveurs proposées par les producteurs de proximité. Vous valoriserez leur travail et en prime vous allez vous régaler. Prenez le temps de trouver les bonnes adresses et les jours de marché de vos lieux de séjour. Conservez vos habitudes de consommateur responsable : n’ayez pas les yeux plus gros que le ventre. En vacances, tout donne envie, mais vous n’êtes là que pour quelques jours. La meilleure conduite est de planifier vos repas, et de faire une liste pour acheter en conséquence. N’oubliez pas de privilégier les achats en vrac, limitant les emballages et de vous munir de sacs en tissus ou réutilisables. Lors de petits séjours, privilégiez les denrées périssables à date courte proposées par de nombreuses enseignes. Une cuisine anti gaspi, c’est aussi des accessoires zéro déchet, lors de randos comme au bord de la mer. Equipez-vous d’assiettes, de couverts, et de contenants non-jetables. Par exemple, emballez votre sandwich dans un sac en tissu, ou un film alimentaire à base de cire d’abeille. On le trouve en vente en magasin spécialisé ou à fabriquer soi-même. Emportez votre salade dans une boite hermétique. Certes, cela vous demandera un peu d’anticipation et de préparation la veille, mais vous serez assuré de ne rencontrer aucune déconvenue en perdant du temps à chercher une supérette, se rabattre sur un produit industriel et devoir rentrer de votre balade avec les déchets de votre repas dans le sac. Au restaurant, ayez aussi le réflexe des vacances responsables en pensant à demander un doggy bag si vous avez des restes.

 

Se faire plaisir avec un comportement anti gaspillage, c’est possible et facile.

Chaque année, plus de 10 millions de tonnes de produits alimentaires sont jetés à la poubelle en France. Ces aliments pouvaient alors encore être consommables. La population est de plus en plus sensible à la cause du gaspillage, mais ne sait pas toujours comment s’y prendre pour éviter ce désastre écologique. De nombreuses applications ont été développées dans ce but bien précis.

 

Pourquoi faut-il réduire le gaspillage ?

Que ce soit chez les particuliers ou dans les supermarchés, chaque jour, de la nourriture encore consommable part à la poubelle. De la nourriture déballée dans les rayons, des fruits trop moches pour attirer les consommateurs, de la surconsommation de viande, etc. Les magasins sont un véritable temple au gaspillage.

 

1 personne sur 6 dans le monde ne mange pas à sa faim. Pour nous, Français, c’est un scandale de ne pas penser à cela en jetant. La surconsommation est aussi un scandale pour l’environnement. En effet, on estime que l’empreinte carbone annuelle du gaspillage alimentaire est de 15,5 millions de tonnes de CO2. De plus, avant d’être vendus, les produits ont besoin de transformation ce qui va nécessiter de l’électricité, de l’eau, des pollutions pour produire toujours et de la main d’œuvre. En évitant le gaspillage, vous avez aussi l’occasion de réaliser des économies en utilisant vos fonds de placard ou en récupérant des aliments vendus moins chers qui vont finir à la poubelle s’ils ne sont pas achetés rapidement.

 

En quoi votre smartphone peut vous aider dans votre lutte contre le gaspillage ?

Vous connaissez tous Too Good to Go et Zéro Gâchis. D’autres noms sont aussi disponibles comme Stop Gaspille. Ces applis connaissent une croissance exponentielle dans le nombre de téléchargements sur le Play Store et l’Apple Store.

 

En ce qui concerne Stop Gaspille, le principe est simple. Les magasins préviennent les personnes qu’ils ont des colis dont la date de péremption est proche à venir récupérer à moindre prix. Vous contribuez à protéger l’environnement en empêchant de jeter, vous pouvez manger convenablement et découvrir de nouveaux produits pour un prix abordable. Pour le consommateur, il suffit de se connecter régulièrement, regarder si des magasins à proximité de vous ont des lots, choisir la quantité voulue, fixer une heure, payer et s’y rendre. Il n’y a pas que les grandes chaînes de magasins qui s’y mettent, les petites boucheries ou boulangeries ont validé le principe. Grâce à ces applis, les magasins évitent de jeter et peut récupérer un peu d’argent.

 

Les applications peuvent aussi permettre de vous aider à trouver des recettes avec vos fonds de placard. Vous renseignez les aliments qu’il vous reste chez vous, l’appli se charge de vous trouver une recette qui va utiliser l’ensemble.

 

Un repas trop copieux et il va vous rester des restes pendant plusieurs jours ? Vous déménagez et vous n’avez pas la place pour embarquer toutes vos épices et vos conditionnements ? Vous partez en voyage, mais il vous reste des fruits et légumes frais ? Pourquoi ne pas en profiter pour faire plaisir aux voisins ? Certaines applis comme Olio se sont aussi mis en tête de mettre en relation les particuliers qui ont des aliments à jeter.

 

Il y a une limite de consommation à atteindre pour chaque foyer. Il ne sert à rien d’acheter en grande quantité si au bout d’un moment, vous êtes obligé de jeter puisque la date est dépassée, que vous ne vous rappelez plus de quand le paquet a été acheté ou pire, que l’aliment finisse par moisir.

 

En cette période de confinement, vous cherchez une activité pour occuper vos heures perdues ? Apprenez à lutter contre le gaspillage alimentaire et ainsi, faites un geste pour la planète !

 

Les chiffres alarmants au sujet du gaspillage alimentaire

 

Le gaspillage alimentaire (le fait de jeter des aliments encore comestibles) est aujourd’hui un véritable problème sociétal et environnemental. Chaque année, ce sont 88 millions de tonnes de denrées alimentaires qui sont gaspillées en Europe. Selon le ministère de l’Écologie, sur ces 88 millions, la France en gaspille 10 millions à elle seule. Ce gaspillage représente pour le pays la modique somme de 16 millions d’euros ! De plus, cela représente une utilisation inutile de nos ressources naturelles. En effet, des terres cultivables et de l’eau vont être prélevées pour produire des aliments qui au final, vont être jetés !

Chacun peut tenter, chez lui, de réduire le gaspillage alimentaire. En effet, saviez-vous qu’environ 2/3 des déchets qui sont jetés proviennent de nos foyers ? (NRDC 2012) Il vous est sûrement déjà arrivé d’oublier un reste de plat et d’être contraint de le jeter. Imaginez le nombre de gaspillage que cela représente si, chaque jour, tous les foyers font la même chose que vous et jettent un aliment à la poubelle !

Il existe quelques gestes simples qui peuvent permettre de réduire le gaspillage alimentaire.

 

Apprendre à lire les dates de péremption

 

Mieux consommer, c’est d’ores et déjà savoir lire les étiquettes qui figurent sur les produits alimentaires. En effet, sachez qu’il existe deux indications bien différentes quant à la péremption des aliments !

 

La date de durabilité minimale (DMM)

 

La date de durabilité minimale est indiqué par le sigle DDM sur les produits qui ne périment pas rapidement : le riz, les pâtes, les boîtes de conserve, les paquets de farine etc. Généralement, ce sont les produits que vous rangez dans vos placards. Sachez que la date indiquée sur l’étiquette de ces produits n’est pas la date limite pour consommer le produit. Si elle a été dépassée, vous n’avez pas à jeter le produit. En réalité, une fois la DDM dépassée, le produit peut se détériorer. Cela signifie qu’il peut avoir perdu un peu de sa saveur ou de ses qualités nutritives par exemple. Mais il ne représente en aucun cas un risque pour la santé et peut toujours être consommé. Sur une étiquette, la DMM est indiquée par la mention “A consommer de préférence jusqu’au….”.

 

La date limite de consommation (DLC)

 

La DLC se trouve quant à elle sur les produits périssables : la viande, les produits laitiers, le poisson ou tout autre aliment dit “fragiles”. Généralement, cette date est notée sur les produits frais.

Cette fois, si la date a été dépassée, cela signifie que les aliments sont périmés et qu’ils peuvent donc représenter un risque pour la santé. Sur une étiquette, la DLL sera indiquée par la mention “A consommer jusqu’au….”.

 

Il est important de savoir faire la différence entre ses deux dates. En effet, cela pourrait vous éviter de jeter certains aliments alors qu’ils étaient encore consommables.

 

Un réfrigérateur bien rangé : Moins de gaspillage !

 

Maintenant, il faut apprendre à organiser votre réfrigérateur selon quelques règles simples !

Sortez tous les aliments contenus dans votre appareil. Vérifiez l’étiquette de chaque produit. Si vous constatez que le délai de consommation de certains aliments est bientôt dépassé, alors placez ces aliments sur le devant de l’habitacle! En effet, ainsi vous ne les oublierez pas la prochaine fois qu’il vous faudra préparer le repas ! Avec un peu d’imagination, vous trouverez bien une idée de recette pour en faire un petit plat maison délicieux.

Maintenant, vous connaissez le secret pour réduire votre gaspillage alimentaire. Il faudra répéter cette opération à chaque retour du supermarché. Avant de ranger vos courses, vérifiez leurs étiquettes et placez toujours les aliments avec un délai de consommation plus court sur le devant. Ce sont ces aliments que vous devrez cuisiner en premier !

Sachez également que chaque aliment doit avoir une place bien spécifique dans votre réfrigérateur! Les viandes, poissons ou la charcuterie doivent être situés dans la zone la plus froide de votre réfrigérateur. La plupart du temps, cette zone se trouve en bas, mais il peut arriver selon les modèles, qu’elle soit située en haut. Les viandes, les poissons, ou encore les restes de plats qui ont été cuits se placent sur les deux niveaux les moins froids de l’habitacle. Enfin, les légumes et les fruits sont placés bien en évidence dans le bac prévu à cet effet.

 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour tenter de réduire votre gaspillage alimentaire ! Sachez que pour préserver le mieux possible vos aliments fragiles, il est important de nettoyer régulièrement votre frigo afin d’éviter la prolifération de bactéries. Évitez les produits ménagers très agressifs. Utilisez simplement une éponge avec un peu d’eau et de savon ou de vinaigre blanc.

Gaspillage, le combat doit continuer

Chaque jour, dans les foyers ou chez les professionnels, des denrées alimentaires prennent le triste chemin de la poubelle. Ce sont les oubliés du fond de frigidaire, ou encore les fruits et légumes « moches » des supermarchés, autant de produits qui connaissent un destin bien morose. Ainsi, ce ne sont pas moins de 10 millions de tonnes de nourriture qui sont jetées chaque année en France, et ce alors qu’encore un français sur 10 peine à se nourrir chaque jour selon l’Ademe. Si l’on considère le seul gaspillage réalisé à l’échelle européenne, il serait possible de nourrir 1 milliard de personnes, soit à peu près l’ensemble des individus souffrant de malnutrition dans le monde… Cela laisse à réfléchir.

 

Et tout cela a un coût… 100€ de nourriture sont jetés par une personne chaque année, soit l’équivalent de 16 milliards d’euros à l’échelle nationale. Mais les frais ne sont pas uniquement économiques, il sont aussi environnementaux. En effet, la production nécessaire à ceux qui deviendront nos déchets alimentaires représente 15,2 millions de tonnes de CO2… Un triste constat pour notre planète déjà affaiblie par de nombreux facteurs.

 

Mais alors quelles sont les habitudes à prendre pour éviter le gaspillage ? Voici quelques astuces pour éviter de remplir inutilement nos poubelles.

 

Les pratiques pour réduire le gaspillage

 

Les professionnels de l’alimentaire, les grands concernés

En 2016, la loi dite Garot a fait avancer le débat chez les professionnels. Dès lors, les acteurs de la grande distribution ou de la restauration collective n’ont plus le droit de détruire ou de rendre impropre à l’usage les denrées alimentaires qui n’ont pas été vendues. Celles-ci sont obligatoirement et gratuitement remises à des associations d’aide alimentaire, permettant aux plus démunis de subvenir à des besoins primaires.

 

D’autre part, de grandes campagnes de sensibilisation ont été déployées, en France notamment, afin de rendre justice aux fruits et légumes « moches », qui s’avéraient être les grands oubliés sur les étals des grands supermarchés. Certaines grandes surfaces ont alors célébré la beauté de ces fruits et légumes , en les vendant à moindre coût.

 

Et chez moi, comment militer activement contre le gaspillage de nos denrées ?

 

Le premier facteur de gâchis alimentaire dans les ménages, ces sont les courses. Selon l’état de son estomac au moment des achats, ou encore les offres promotionnelles qui jalonnent les étalages, les tentations sont nombreuses. Il s’agit alors de faire un inventaire de ses besoins en amont, et de n’acheter que ce dont nous avons réellement besoin. Aujourd’hui, les offres en vrac répondent parfaitement à cette nouvelle manière de consommer. Acheter les quantités nécessaires uniquement, en évitant de surcroît le suremballage.

 

Une fois à la maison, les astuces anti gaspi sont nombreuses :

 

Autant de bonnes pratiques qui vont permettront de faire un geste pour la planète…et pour votre porte-monnaie !

Stop Gaspille, votre solution anti-gaspi !

 

Pour vous aider à lutter contre le gaspillage, Stop Gaspille met en relation les commerçants et les consommateurs afin de permettre la vente de produits invendus mais encore bien consommables.

 

Les commerçants partenaires proposent des produits dont les dates de péremption approchent à des prix avantageux. Le consommateur, lui, peut alors rechercher les boutiques partenaires en fonction de sa localisation, et acheter à moindre prix des denrées parfaitement mangeables. Le bénéfice est double, puisqu’il permet aux commerçants partenaires de ne pas jeter les produits non vendus et de faire un geste pour la planète, et aux particuliers, de véritables « consomm’acteurs », de consommer de manière responsable à des prix raisonnés.

Stop Gaspille devient alors un formidable réseau d’acteurs engagés contre le gaspillage alimentaire, permettant aux associations de trouver des partenaires pour la distribution de denrées, ou encore d’adhérents concernés par les actions solidaires.

Une initiative qui entre dans le combat contre le gaspillage des aliments au côté des professionnels comme des particuliers !

 

Chaque Français gaspille en moyenne près de 30 kg de nourriture par an, dont 7 kg d’aliments encore emballés, selon l’ADEME, l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie. Un gâchis lourd de conséquences à la fois économiques, écologiques et éthiques. Il est donc urgent d’agir, et cela doit passer par une prise de conscience collective de tout ce que nous jetons. Voici quelques conseils simples à respecter impérativement pour agir à votre échelle contre le gaspillage alimentaire.

Comment limiter le gaspillage au moment des courses ?

Premier conseil à appliquer au quotidien, rédigez une liste de ce dont vous avez vraiment besoin avant de faire les courses. Dans le cas contraire, le risque est grand que vous vous laissiez séduire par des produits superflus en déambulant dans les allées du magasin. Essayez ainsi de prendre l’habitude, même si cela peut se révéler contraignant, d’établir vos menus de la semaine, pour vous forcer à acheter des quantités raisonnables. Effectuez également un inventaire du frigo, du congélateur et des placards afin de lister précisément vos besoins, et faites le point sur les personnes qui mangeront à la maison dans la semaine, enfants, conjoint et/ou collègues de travail, et sur vos déplacements. Enfin, cela se révèlera peut-être douloureux pour eux, mais laissez vos enfants à la maison. Ces petits garnements se révèlent en effet très persuasifs et peuvent vous inciter à acheter des produits superflus, souvent des bonbons ou des biscuits, qui diminuent en plus leur appétit au moment des repas. Le résultat ? Plus de gaspillage. Au magasin, surveillez la date limite des aliments que vous achetez, et ménagez-vous un délai confortable. De la même manière, méfiez-vous des promotions trop alléchantes, qui concernent peut-être de la nourriture quasiment périmée. Évitez de manipuler les produits fragiles, comme les fruits et légumes, afin de ne pas les détériorer, et replacez-les au bon endroit, notamment lorsqu’il s’agit de produits frais. Il est également important de limiter les emballages qui, même recyclables, consomment beaucoup d’énergie, en essayant pourquoi pas d’acheter en vrac ! Après les courses, respectez enfin la chaîne du froid : ne vous éternisez pas lors du trajet et remplissez dès votre arrivée votre réfrigérateur et votre congélateur avec les denrées que vous venez d’acheter. Et pour les produits surgelés, le sac isotherme est votre allié !

Comment réduire vos déchets alimentaires en cuisinant ?

Il est très important, d’abord, de bien conserver les aliments. Une petite astuce : placez ceux dont la date limite de consommation est la plus proche sur le devant, afin de les utiliser le plus rapidement possible. Nous vous conseillons également vivement de ranger intelligemment votre réfrigérateur, afin d’optimiser la durée de conservation de vos denrées. Dans le haut du frigidaire, la zone la plus froide, rangez ainsi les viandes et poissons, et dans le bac du bas, placez les légumes. Par ailleurs, même si cela peut sembler peu pratique, évitez de placer vos bouteilles de lait entamées dans la porte du réfrigérateur, car elles supportent peu les brusques changements de température à chaque ouverture. D’autre part, il est impératif d’inscrire la date d’emballage sur les denrées que vous placez dans votre congélateur. Prévoyez de plus impérativement des recettes permettant de réutiliser vos restes, pour éviter de jeter des denrées encore consommables ! Avec des fruits trop mûrs, préparez une tarte ou alors, plus simple encore, une compote. Vos enfants adoreront ! Recyclez le pain un peu rassis en cuisinant une bruschetta, un délicieux pain perdu ou des croûtons pour votre soupe ou votre salade. Inspirez-vous des recettes déjà existantes – il en existe plein – ou alors faites marcher votre imagination ! Enfin, pensez à composter vos déchets, pour les valoriser écologiquement et économiquement. Il est aujourd’hui possible de trouver un composteur à moins de 30 €. Alors, plus d’excuses, commencez dès maintenant à recycler vos déchets et réalisez en plus des économies d’engrais, de terreau et d’eau. En dernier recours, il est également possible de laisser les produits entamés aux animaux domestiques, sous réserve qu’ils leur soient comestibles. Et si vous souhaitez vous engagez encore plus dans la limitation de nos déchets, rapprochez-vous des réseaux anti-gaspillage qui essaiment et qui proposent à prix cassés les invendus des producteurs et des industriels.

Les chiffres de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) sont sans appel. Chaque année, un tiers des denrées alimentaires produites dans le monde sont gaspillées. Une quantité d’aliments suffisante pour nourrir plus d’un milliard d’êtres humains finit ainsi tout simplement à la poubelle ! Si une partie de ce gaspillage a lieu en amont dans la chaîne de production, la quantité de nourriture gaspillée au sein même des foyers est loin d’être négligeable. Face à ce phénomène, il est urgent de sensibiliser un maximum de consommateurs, afin de faire évoluer les pratiques de chacun. Mais comment déclencher cette prise de conscience et inciter aux changements de comportement nécessaires ? Nous donnons ici quelques pistes pour initier cette révolution de nos habitudes de consommation !

 

Lutter contre le gaspillage grâce à des achats raisonnables

Le gaspillage prend bien souvent sa source dans nos habitudes d’achat. La grande distribution, en particulier, fait tout pour nous pousser à acheter plus qu’on ne peut consommer. Partir au supermarché sans avoir établi une liste de courses, c’est la garantie d’acheter des produits qu’on finira par jeter. Apprendre à établir cette liste de course en fonction des besoins du foyer et des produits déjà disponibles est donc primordial. Cela peut se faire selon trois grands axes :

 

Même avec une liste dûment établie, il est facile de tomber dans les multiples pièges des supermarchés. En effet, l’offre surabondante, avec les articles mis en avant, incite à acheter des produits dont on n’a pas besoin. Les promotions et les gros volumes nous poussent à opter pour de trop gros conditionnements, voire à acheter des produits totalement inutiles. Pour lutter contre ce phénomène, il est important de rendre le consommateur attentif à cette source de gaspillage. On peut par exemple inciter les familles à se poser les questions suivantes au moment de l’achat :

 

Enfin, il est intéressant de sensibiliser aux conditions de transport des denrées fragiles ou périssables. Une organisation adéquate des sacs ou du stockage dans la voiture permet de limiter le risque de voir des produits écrasés ou abîmés. Le respect de la chaîne du froid est indispensable pour garantir la bonne conservation des aliments frais, et la possibilité de les consommer en toute sécurité jusqu’à la date indiquée. Ceci est d’autant plus vrai en été, et dans les régions du Sud de la France.

 

Réduire le gaspillage à la maison

Une fois les placards remplis, encore faut-il pouvoir utiliser ces produits avant qu’ils ne soient périmés, et générer un minimum de déchets alimentaires. Cela passe par une sensibilisation des familles aux techniques suivantes :

 

Tous ces apprentissages peuvent passer par des activités ludiques à destination des adultes comme des enfants. On peut ainsi créer des recettes anti gaspillage pour utiliser les restes, ou les parties des végétaux qu’on n’a pas l’habitude de consommer. Il est également possible de jouer à classer des aliments d’après leur date de péremption, de celui qui doit être consommé le plus rapidement à celui qui est le moins urgent.

 

Militer auprès des professionnels pour limiter le gaspillage alimentaire

Si chacun peut agir chez lui pour limiter le gaspillage, il est également possible de mener des actions auprès des professionnels afin de les convaincre de lutter contre ce fléau. Les magasins, en particulier, ont encore trop souvent l’habitude de détruire leurs invendus. Pourtant, des solutions existent pour limiter ce gaspillage massif. Les commerçants peuvent, par exemple, décider de vendre à bas prix les produits approchant de la date de péremption. Ils peuvent également donner aux associations d’aide aux personnes en difficulté les denrées qu’ils ne pourront vendre. Les restaurateurs, quant à eux, peuvent proposer des paniers-repas à prix réduit afin d’utiliser leurs surplus. Cela leur permet de ne pas perdre d’argent, tandis que l’acheteur peut se régaler avec une bonne pissaladière ou une salade niçoise !

 

Pour un restaurateur, lutter contre le gaspillage, ça rapporte !

 

D’après l’association France Nature Environnement, 14% des déchets alimentaires en France, soit près d’1,4 million de tonnes de nourriture, sont issus de la restauration. Or, dans ce milieu, la capacité à gérer le gaspillage alimentaire n’est pas qu’une question de durabilité ou d’écologie : c’est aussi un élément stratégique de rentabilité. Marchandises non-consommées, erreurs de commandes ou restes de repas abandonnés par les clients constituent autant de dépenses inutiles, et leur diminution peut contribuer à accroître le taux de marge.

Cet article présente certaines dispositions qui peuvent permettre aux restaurants d’assainir l’environnement autant que leur portefeuille.

 

La réduction du gaspillage concerne tout l’effectif

 

Aux États-Unis, le World Ressource Institute estime que chaque dollar investi par un restaurant en vue de réduire son gaspillage conduit à une économie de 7 dollars. La sensibilisation de l’ensemble du personnel à la démarche de minimisation des coûts est primordiale, car chacun a un rôle à jouer.

 

En cuisine : trouver des solutions créatives

 

La confection des plats peut générer une grande quantité de déchets, liée notamment aux aliments qui ne sont utilisés qu’en partie. Croûtons, et épluchures en tous genre finissent souvent à la poubelle sans plus de cérémonie.

Certains éléments pourraient pourtant bénéficier d’une seconde vie à la mesure de leur ambition initiale : être mangé ! On peut, par exemple, trouver une manière créative de recycler les quignons de pain pour présenter des produits, ou faire entrer des restes dans la composition d’un bouillon. La réutilisation des consommables initialement laissés sur le carreau n’a de limite que l’imagination du chef.

 

Au service : analyser les retours des clients

 

Une grande part du gaspillage alimentaire est généré par les clients. Entre les assiettes inachevées et les erreurs de commande, les serveurs sont en première ligne pour comprendre au mieux ce qui cause ces pertes, et pour mettre en place des solutions adaptées.

Le doggy-bag en est un exemple, lui qui est aujourd’hui rentré dans les mœurs des clients comme de la plupart des restaurants. Ils permettent aux premiers, quand l’appétit leur fait défaut, de consommer entièrement un plat qu’ils ont acheté et apprécié, et aux seconds de diminuer la quantité de déchets qu’ils ont à traiter.

C’est aussi aux serveurs de jauger le volume proposé dans chaque plat. Voient-ils souvent la même assiette se vider difficilement ? Peut-être l’accompagnement est-il trop fourni. Constatent-ils qu’un met spécifique reste souvent sur la touche ? Peut-être peuvent-ils suggérer au chef de l’échanger pour quelque chose de plus universel.

Enfin, les erreurs de commande sont également source de déchets et de perte de temps. À cet égard, les serveurs sont les mieux placés pour suggérer des moyens plus fiables de prendre commande. Le changement peut passer par un renouvellement du matériel et une informatisation.

 

À l’approvisionnement : favoriser des solutions alternatives

 

Les restaurants peuvent aussi réduire leur empreinte écologique et leurs dépenses en privilégiant des solutions alternatives dans leur approvisionnement en produits frais.

Certains producteurs sont spécialisés dans la vente de fruits et légumes dits « imparfaits », dont les goûts et qualités nutritives sont intactes malgré une esthétique inhabituelle, et qui sont habituellement jetés. L’aspect des produits a pourtant peu d’importance dans bon nombre de consommations : les purées, soupes, cocktails et jus de fruits, entre autres.

Ce type de marchandise est généralement bon marché, puisque le fournisseur n’a pas besoin de compenser de perte liée à la destruction d’une partie de sa production.

 

Devenir acteur de l’écologie : un engagement lucratif !

 

Les consommateurs sont parfaitement au fait de l’impact écologique de leurs pratiques alimentaires. Plus de la moitié d’entre eux favorise ou dénigre une entreprise en raison de sa politique environnementale. En devenant un acteur engagé, un restaurateur s’attirera les faveurs d’une large clientèle. Il existe de nombreuses manières de pousser son engagement plus loin : la fabrication de compost à partir des déchets organiques, et la distribution des aliments non-consommés à des organisations caritatives, sont deux moyens efficaces de se générer une image de marque positive.

Les restaurateurs disposent d’un positionnement unique dans la chaîne alimentaire, car leur bonne volonté environnementale peut être récompensée par une augmentation significative de leurs bénéfices. Elle permet d’un côté de réduire les dépenses inutiles, et de l’autre d’attirer des clients propices à favoriser des commerçants plus verts. C’est un engagement gagnant-gagnant.